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MADAME FIGARO


  

HEIMSTONE


UNE GROSSESSE (PAS) COMME LES AUTRES @ ALIX PETIT

(que je remercie vivement d’avoir pris le temps de partager son expérience)

La grossesse est un sujet qui me tient à cœur, mais au-delà de la magie de ce moment, j’y vois un acte bien plus important. Ne pensez-vous pas que nos enfants seront les adultes de demain et que c’est à eux qu’il appartient de changer le monde ? Je pense que nous devons leur donner toutes les clés en main pour bâtir leur confiance en soi et leur bien-être.

Et pour moi la transmission commence dès la grossesse.

J’ai beaucoup mis en avant mes grossesses car elles ont été des périodes d’épanouissement extraordinaire dans ma vie de femme. C’est peut-être le sujet sur lequel on m’a posé le plus de questions.

Parler de la grossesse, c’est aussi aborder des sujets tels que le bien-être, le sport, la pratique du yoga. Je vais vous parler de mon expérience, sous un angle (j’espère) créatif, pas trop terre à terre, et chacune y prendra ce qu’elle voudra. Ce que je souhaite profondément, c’est que ces quelques mots vous donneront des pistes pour vous laisser aller et vivre votre grossesse aussi sereinement que j’ai vécu les miennes.

Je suis consciente que j’ai eu deux grossesses exceptionnelles et que nous ne sommes pas toutes logées à la même enseigne. Mais je voudrais vraiment que même celles qui ont une grossesse difficile lisent ces lignes comme un récit et n’y voient surtout aucune leçon de vie.

J’ai l’impression qu’on entend plus souvent les femmes se plaindre de leur grossesse que l’inverse. C’est pour cela que j’ai envie de raconter mon histoire. J’ai adoré être enceinte, et je n’ai pas envie d’être la seule !

Je disais dans Le mot d’Alix que la créativité était à mon sens un outil essentiel dans la vie, lorsqu’il s’agit de lâcher prise avec soi-même ou d’apprendre à se faire confiance.

Pour moi la grossesse c’est exactement cela : c’est essayer d’oublier tous les petits inconforts physiques et mettre son corps au service de son enfant, et à partir de là tout devient possible (à peu près !).

Nous devrions célébrer et remercier notre corps beaucoup plus souvent et ne pas tout considérer comme acquis. J’ai appris moi aussi à prendre soin de lui mais surtout à l’écouter.

C’est pourquoi j’ai envie de commencer ce texte en vous suggérant de vous écouter et d’écouter votre corps avant tout, avant les docteurs, et surtout avant toutes les inepties que l’on peut lire sur Google. Je ne dis pas qu’il faut aller à l’encontre d’un avis médical, ne vous méprenez pas, mais je pense que notre instinct et notre corps savent mieux que personne ce dont nous avons besoin.

Il y a un double enjeu dans la grossesse : un challenge physique et un challenge psychologique. Pour moi, l’osmose d’une grossesse résulte dans le fait de trouver un juste équilibre entre ces deux forces. Ce que j’ai trouvé magique, c’est quand je me suis rendue compte que l’une entraîne l’autre. Voici comment.

Première grossesse

Découvrez l’interview d’Alix & Caroline sur Romy and the Bunnies.

@romyandthebunnies

Pour ma première grossesse, j’habitais à New York. J’ai continué à pratiquer les sports que je faisais auparavant comme si de rien n’était. J’ai toujours évolué dans un univers très sportif, je faisais beaucoup de sport quand j’étais plus jeune, j’ai fait du tennis à haut niveau, et je reconnais que j’aime la notion d’effort qui y est associée. Pousser mes limites m’aide à garder la tête sur les épaules lorsque j’ai un rythme de travail assez soutenu et beaucoup de déplacements à l’étranger.

(Evidemment cela m’aide aussi à garder la ligne, car disons que je suis une bonne vivante et que la nourriture tient une place essentielle dans ma vie !)

J’ai fait du sport jusqu’à 6 mois de grossesse tous les jours : je courais, je faisais de la boxe, puis j’ai dû arrêter, avouons que ce ne sont pas vraiment des sports adaptés quand on a un gros ventre… J’ai donc passé les 3 derniers mois de ma grossesse sans faire de sport. Je me déplaçais néanmoins à vélo dans cette (grande) ville et je marchais beaucoup, donc cela ne m’a pas dérangée plus que ça.

Côté suivi médical, tout se passait en France mais je vivais à NYC. C’était intéressant car j’avais d’un côté des informations factuelles (normal !), c’était très terre à terre et médicalisé puis je repartais à NYC et je vivais ma grossesse sans tout cela.

J’avais la sensation qu’à Paris, on percevait presque la grossesse comme une maladie (ne prenez pas l’avion, évitez de trop prendre la voiture, quand vous rentrerez à NYC attention à la nourriture là-bas qui n’est pas très saine, tous les clichés auxquels j’ai pu avoir droit !)

A contrario, à NYC, j’ai adoré constater que les femmes enceintes sont beaucoup plus libérées, elles sont sexy, vivent dans leur caleçon de sport très moulant, sont ultra lookées, habillées avec des vêtements qui montrent leurs formes, elles sont fières de leurs corps quand on les voit arpenter les rues new-yorkaises un café à la main.

Il y a une appréhension que j’ai trouvée beaucoup plus sexy et « empowering » de la grossesse à New York.

J’ai adoré toute cette période d’autant plus que ma sœur jumelle Caroline @threesevenparis était elle aussi enceinte (de seulement 6 semaines de plus que moi), nous habitions évidemment à côté l’une de l’autre.

Ma première fille Ellis est née en août 2014, après une grossesse et un accouchement très faciles (nous en parlerons dans un prochain article).

La grossesse et le yoga

C’est à un peu plus de 6 mois de grossesse, j’ai finalement commencé à écouter mon corps.

J’avais des douleurs dans le bas du dos, des fourmis dans les jambes le soir (c’est assez courant, paraît-il). En rentrant chez moi le soir, je ressentais le besoin de m’étirer, et c’est à ce moment-là que j’ai réalisé l’ampleur du désastre ! En effet, mon corps était d’une raideur incroyable, mon esprit voulait que mon corps s’étire, mais mon corps n’en était pas capable !

J’ai pensé que ma grossesse était déjà trop avancée pour commencer le yoga, il y avait trop de travail à faire. C’est donc seulement 3 mois après avoir accouché d’Ellis que j’ai décidé de m’y mettre.

Je suis rentrée à NYC avec Ellis lorsqu’elle avait 2 semaines, je me suis remise au sport à peine 5 semaines après qu’elle soit née (aux Etats unis, ils ne savent même pas ce qu’est la rééducation du périnée, personne ne la fait, c’est fou non ?)

J’ai repris le sport en alternant boxe et yoga.

N’allez pas croire que l’on se met à faire du yoga tous les jours du jour au lendemain, loin de là ! Il m’a fallu plus d’un an pour réellement m’y mettre. Le yoga est pourtant une pratique très répandue à New York, mais c’est une fois rentrée à Paris que je m’y suis mise pour de bon. Je n’avais qu’un seul but, pouvoir mettre mes mains au sol !

Le yoga est un prétexte. Je pense qu’il s’agit avant tout d’une expérience avec soi-même, d’un challenge personnel et d’une écoute de soi, une demande de son corps qui a toujours été là mais qui a été enfin entendue. A cette époque en tout cas, j’ai compris que le yoga allait devenir un véritable vecteur de bien-être dans ma vie.

Je suis passée par des débuts très difficiles. Mon corps était si raide que chaque posture me lançait comme des décharges électriques. Mais j’ai expérimenté, exploré… et mon corps m’a remerciée. Après avoir essayé plusieurs types de yogas différents (notamment le Vinyasa comme j’imagine pas mal de débutantes qui fantasment sur des comptes Instagram de yogis stars!), j’avais trouvé celui qui me correspondait le mieux : l’Ashtanga.

Pourquoi l’Ashtanga ? Parce que j’aime la rigueur, le côté quasi-militaire de cette pratique, son aspect ultra physique (parce que oui, il ne faut pas oublier qu’on est aussi là pour sculpter son corps et perdre quelques calories !), et plus tard j’en ai découvert le côté spirituel.

Je pense qu’il existe un yoga pour chacune.

Le yoga m’a petit à petit apporté un bien-être infini. Concrètement, mes classes sont généralement à l’heure du déjeuner et coupent ma journée en deux. En général, après 1h30 d’Ashtanga, je retourne au studio complètement transformée, plus rien n’est un problème et tout devient un terrain de jeu.

Je laisse mon esprit vagabonder, m’efforce de ne pas le retenir et une multitude de nouvelles portes s’ouvrent à moi (du moins c’est ce que je ressens!)

La respiration qui est liée à cette pratique, me donne comme des petites soupapes d’oxygène. Physiologiquement et symboliquement, elles me permettent de voir les choses différemment avec plus de légèreté et de simplicité.

C’est ici que se niche la créativité, celle dont je vous parlais dans Le mot d’Alix. Ce n’est pas forcément savoir chanter ou danser, c’est utiliser toutes les ressources nécessaires qui nous entourent pour trouver de l’énergie et aller de l’avant, se laisser porter et emporter pour donner le meilleur de soi. Cette créativité-là, elle est partout, dans le sport, la nourriture que l’on choisit, les challenges que l’on relève, et elle fait de nous au quotidien des femmes plus fortes. Et le yoga m’a ouvert, aussi, ces portes-là.

Seconde grossesse

En avril 2017, lorsque je suis tombée enceinte pour la seconde fois, je pratiquais le yoga quotidiennement depuis un peu plus d’un an. J’ai été obligée d’arrêter pendant le premier trimestre pour que mon bébé s’accroche bien, puis j’ai repris de plus belle. Presque tous les jours jusqu’à la fin, j’ai pratiqué.

J’ai la chance d’avoir un très bon professeur d’Ashtanga, Cyril Lagel, qui m’a soutenue et m’a aidée à avancer dans ma pratique tout au long de ma grossesse.

Comme je le disais plus haut, le yoga challenge aussi bien le mental que le physique, et ma pratique du yoga m’a clairement aidée à différents moments à faire cohabiter ces deux forces.

J’ai commencé le yoga en étant dans une dynamique de performance et petit à petit, aussi grâce à la grossesse, je me suis abandonnée dans une pratique certes physique, mais aussi spirituelle.

Cyril (mon professeur), m’a beaucoup aidée, mais surtout il m’a fait faire deux choses exceptionnelles : il m’a demandé d’écrire ce que je ressentais tout au long de ma grossesse, mois après mois, jour après jour. J’attache donc ce long récit ci-dessous pour celle que ça intéresse.

J’ai pu explorer des sensations extraordinaires pendant la grossesse, et vivre des moments de partage indescriptibles avec mon bébé. Vous verrez aussi que de suivre cette rigueur n’a pas été facile tous les jours…

La seconde chose, c’est que Cyril est avant tout photographe, il m’a donc photographiée au long de ma grossesse…

Revenons-en au yoga… À aucun moment, je n’ai envisagé la pratique du yoga pour me prouver quelque chose. Je pense que pratiquer une activité physique tout au long de sa grossesse, quelle qu’elle soit, rééquilibre les forces de son corps et procure un véritable bien-être, corporel et psychologique.

Bien sûr, il y a des jours où nous n’avons pas envie d’y aller, mais croyez-moi, allez-y juste parce qu’on sait qu’on va se sentir bien après.

Il faut désacraliser ce que l’on voit sur Instagram… Oui, on va au yoga tous les jours, mais on fait ce qu’on peut. Ce qui compte, c’est d’y être allé. Oui, les postures sur la tête sont les plus impressionnantes, mais les postures sur la tête permettent aussi d’inverser le poids du bébé, et c’est magique comme sensation ! Tout est une question de point de vue…

Et si je peux vous donner un conseil, un seul : donnez-vous votre rythme. Il s’agit de votre corps et de votre moment. Cela ne dure que 9 mois. La grossesse est une période magique dans la vie d’une femme. Sentez-vous belle, portez des vêtements qui vous subliment, marchez, faites du sport… Profitez de ce moment exceptionnel pour vous faire du bien, et faire du bien à votre bébé, cela n’appartient qu’à vous !

Les 2 photos ci-dessous sont à 7 mois de grossesse.

Ma dernière pratique 4 jours avant mon accouchement.

MÉMOIRES D’UNE ASHTANGIE ET DE SA GROSSESSE

J’ai aujourd’hui 34 ans, et je suis enceinte de mon deuxième enfant. Je fais du yoga tous les jours ou presque et c’est pour cette raison que je me suis mise à écrire ce texte, sous les conseils de Cyril Lagel (mon professeur). Je parle ici de grossesse, de yoga, mais finalement de bien plus que cela.

Besoin de rien ? Envie de yoga

Ma première fille Ellis est née en août 2014, après une grossesse et un accouchement très faciles.

À cette époque, j’habitais à New York, j’avais une vie super active avec au moins une heure de sport par jour !

Pour cette première grossesse, j’ai fait du sport jusqu’à 6 mois, quotidiennement, je courais, je faisais de la boxe, puis j’ai dû arrêter, parce qu’il faut avouer que ce ne sont pas vraiment des sports adaptés quand on a un gros ventre…

J’ai donc passé les trois derniers mois de ma grossesse sans faire de sport, je me déplaçais néanmoins à vélo dans la ville et je marchais beaucoup, donc cela ne m’a pas dérangée plus que ça.

En revanche, j’avais des douleurs dans le bas du dos, des fourmis dans les jambes le soir (c’est assez courant pendant la grossesse paraît-il). En rentrant chez moi le soir, je ressentais le besoin de m’étirer, et c’est à ce moment-là que j’ai réalisé l’ampleur du désastre !

En effet, mon corps était d’une raideur incroyable, mon esprit avait envie d’étirer mon dos, mais mon corps n’en était pas capable !

Ce jour-là, je me suis promis, qu’après mon accouchement je commencerais ce que j’appelais à l’époque le « stretching ».

Je ne me suis pas mise à faire du yoga tous les jours d’un coup… Cela m’a pris plus d’un an pour m’y mettre, pourtant à NYC, le yoga est très développé.

A l’époque, je n’avais aucune connaissance des différentes pratiques possible. Je me suis juste dit : « Je dois commencer le yoga… Mon but est uniquement de m’assouplir et d’éventuellement un jour, pouvoir mettre mes mains au sol ! »

Retour à Paris et découverte de l’Ashtanga

Deux ou trois mois après avoir commencé le yoga, nous sommes rentrés vivre à Paris, et ma vraie expérience “yogi” a débuté au Tigre Rive Gauche.

Je suis plutôt du genre assez déterminée lorsque je commence quelque chose, et j’ai donc commencé rapidement à prendre ma pratique au sérieux en y allant trois ou quatre fois par semaine.

Au début, le yoga n’était que souffrance pour moi. Mon corps était si raide que chaque posture me lançait des décharges électriques dans tous les nerfs de mon corps, cela m’était presque insupportable.

J’ai passé les trois premiers mois à expérimenter des classes différentes. Je savais que j’avais besoin d’une pratique physique plus que spirituelle et douce. J’ai donc pratiqué le Vinyasa, le Jivamukti… Evidemment, je n’avais aucune technique, pas de notions d’alignement, peu de notions de respiration (on respire d’une façon un peu particulière au yoga), jusqu’à ce que je découvre l’Ashtanga.

D’un coup, ma vision a complètement changé ! Tout d’abord, l’Ashtanga réunissait exactement ce que je recherchais : l’effort musculaire et l’étirement, la souplesse et la respiration.

Pendant près de 10 mois, avant de tomber enceinte à nouveau, je pratiquais 3 fois par semaine l’Ashtanga + 2 classes de Vinyasa par semaine.

C’est vraiment devenu mon moment tant attendu de la journée, mon sas de décompression, ma vie parallèle. Je rentrais le soir chez moi et mon mari me demandait comment c’était passé ma classe de yoga, et je lui répondais « Cela me libère des petites bulles d’oxygène dans la tête. Après une pratique d’1h30, je vois les choses différemment, avec plus de légèreté et de simplicité« .

J’avais le même ressenti à l’époque avec le footing.

Lorsque je suis tombée enceinte, j’étais évidemment folle de joie. J’adore tout ce qui accompagne la grossesse : la transformation du corps, voir comment son mental s’adapte à ces changements, comment notre pensée change au fil des mois, j’adore avoir un gros ventre, sentir le bébé bouger etc.

Et surtout cette fois-ci, je me suis « Génial ! Je vais pouvoir pratiquer sans interruption jusqu’à mon accouchement ! »

Premier trimestre

Le lendemain de mon test de grossesse, j’avais une classe d’Ashtanga avec mon professeur Cyril Lagel. Je lui dis tout de suite que je suis enceinte.

Sa première phrase a été « Bravo !« , et sa deuxième « Tu ne peux pas pratiquer d’Ashtanga le premier trimestre« .

Rude.

Je pensais que c’était une blague, puis je me suis dit « Il a dû se tromper, il a mal compris ce que je lui ai dit« .

Et bien non, il avait bien raison sur tout : TROIS mois sans aucune pratique.

J’étais désemparée, ma vie parallèle allait être mise entre parenthèses pendant trois mois. J’avais peur de perdre tout ce que j’avais gagné en un an de travail acharné.

Mes journées au bureau étaient d’une longueur infinie.

Je dois avouer que la seule chose qui me remettait les idées au clair, c’était que je le faisais pour le bien de ce petit bébé qui faisait donc la taille d’un grain de riz à l’époque…

Rapidement, Cyril a bien vu la désolation s’emparer de moi, il m’a donc conseillé de commencer à pratiquer la première série dans ma tête chez moi le soir. Puis il m’a recommandé de lire Yoga Mala (je n’y ai pas compris grand-chose….Cyril m’a dit que c’était normal et que j’aurais besoin de le lire plusieurs fois et qu’à chaque nouvelle lecture, je comprendrais de nouvelles choses), ainsi que Yoga Sadhana for Mothers: Shared Experiences of Ashtanga Yoga, Pregnancy, Birth & Motherhood, sur la pratique de l’Ashtanga et des femmes enceintes.

Disons que ces expériences m’ont fait patienter, mais soyons honnêtes, je n’attendais que le second trimestre.

Coté repas, j’ai toujours eu une alimentation très saine. Je ne mange que des produits frais. J’ai été élevée aux petits légumes vapeur donc je n’ai pas eu à changer quoi que ce soit… En revanche, j’adore le sucre, spécialement le chocolat que je peux manger en quantité importante.

Énorme chance, dès le début de ma grossesse, j’ai eu une espèce de dégoût du sucré et j’ai donc complètement arrêté d’en manger.

Deuxième trimestre, enfin !

3 mois et 1 semaine de grossesse

Excitation maximale le 18 juillet 2017 ! Mon échographie du premier trimestre est impeccable alors rendez-vous au Tigre Rive Gauche avec Cyril pour 1h30 de cours pour comprendre comment je dois adapter ma pratique avec ma grossesse.

Je revis, j’ai même le droit de revenir au cours le lendemain !

À ce stade de ma grossesse, je suis en train de passer un cap de fatigue extrême qui s’est emparé de moi depuis maintenant près de deux mois.

Mon ventre commence très légèrement à s’arrondir et j’expérimente quelques inconforts à cause de l’élastique de mon legging.

Mise à part ça, je me sens pleine d’énergie, super attentive, j’arrive à beaucoup mieux « lâcher » mon esprit.

J’essaie aussi, bien que mon ventre soit à peine visible, de prendre conscience de ma nouvelle pratique avec un bébé dans le ventre.

Je comprends aussi qu’il va falloir que je l’écoute beaucoup plus lui que moi, et qu’il va falloir qu’il « me donne le droit » de pratiquer…

J’y vais donc tout en douceur.

3 mois et 3 semaines de grossesse

Les coups de fatigue sont maintenant complètement derrière moi, et je suis à l’aise avec ma pratique adaptée, qui est finalement très simple : pas de jumps back, jumps through, pas de twists.

Je pars en vacances à la montagne puis à la mer, et je me sens pleine d’énergie, je fais un footing tous les matins suivi d’une pratique « arrangée » de Vinyasa ou d’Ashtanga, je peux encore me servir pleinement de mes abdos, donc j’en profite.

Cyril me parle d’une « retraite » yoga dans le Syracuse mi-octobre, je lui demande si j’ai « le droit » de venir, il me dit que si je continue à me sentir bien il n’y a aucun problème. Je jubile ! Et le soir même, je réserve mes tickets pour le Yoga Festival dans le Syracuse pendant cinq jours.

Je trouve extraordinaire l’idée de faire cette expérience et cela me donne envie de persévérer encore plus dans ma pratique.

4 mois et une semaine

J’ai pris 1,8 kg depuis le début de la grossesse.

J’ai vraiment l’impression que mon ventre commence à prendre plus de place, je ressens ce qu’on appelle « les papillons » dans le bas du ventre.

On est le 22 août, je n’attends que la réouverture du Tigre.

Je me sens en pleine forme et je sens que j’ai envie de travailler des postures en particulier, comme les inversions et les ouvertures de hanches, j’ai le sentiment d’avoir un contrôle total sur mon corps, et que le bébé réagit pour le moment très bien à ma pratique soutenue.

Je ne peux pas dire que je sente réellement le bébé bouger sauf après les finishings, lorsque je m’allonge en savasana, le bébé se met en petite boule au bas de mon ventre ! Ce sont nos premiers contacts yogi-maman.

4 mois et 3 semaines

J’ai pris 2,2 kg depuis le début de la grossesse.

Cela fait désormais deux semaines que j’ai repris intensément l’Ashtanga. Je me sens super à l’aise, et je commence à voir que je dois faire des ajustements supplémentaires dans ma pratique.

Par exemple, je dois légèrement écarter mes pieds dans uttanassna, padangushtasana. J’ai une passion folle pour urdhvamukha, les guerriers, uttitha trikonasana et les prasarita, j’imagine que c’est à cause des ouvertures de hanches.

Et je commence aussi à développer une passion certaine pour les back bend. Je sens que cela m’étire le ventre et que je laisse de la place au bébé.

À ce stade-là, ma vision commence légèrement à changer, je suis moins dans la recherche de la progression, mais plutôt dans la découverte et la recherche de ce qui « nous » fait du bien. Je me laisse donc complètement guider par mon instinct et par les conseils de Cyril.

5 mois

J’ai énormément de travail, mais je sens que j’ai besoin de ma pratique quotidienne, je sens qu’elle m’apaise, que cela m’aide à me sentir bien dans ce corps en pleine mutation (pas négligeable quand on est enceinte !), et surtout que mon bébé et moi-même sommes complètement sur la même longueur d’ondes.

Du coup, j’étends encore plus mon planning, chaque minute de ma journée est utilisée pour faire rentrer mon heure et demi quotidienne d’Ashtanga.

Mon mari me pousse également à continuer ma pratique. Il sait le bien que cela me fait, et je vois dans ses yeux qu’il est si fier que je sois investie dans ma pratique, pour moi, mais aussi pour notre bébé.

Je remarque aussi que je suis beaucoup plus à l’aise dans mes pratiques du matin car mon corps est plus léger, mon ventre moins gros et que j’ai plus d’énergie.

Mon corps m’envoie les mêmes signaux : pendant les cours de 18h30, mon ventre frôle le sol à plusieurs reprises pendant les chaturanga, et m’arrêter quelques centimètres plus haut me demande un effort infini !

5 mois et 2 semaines

J’ai pris 3,8 kg depuis le début de ma grossesse, je commence gentiment à les ressentir surtout en début de pratique pendant les salutations lorsque les muscles ne sont pas chauds.

Néanmoins, je me sens toujours pleine d’énergie, je prends chaque nouvel obstacle (le poids, la poitrine etc.) comme une nouvelle expérience et cela m’aide à aller plus loin.

Je sens beaucoup le bébé bouger, mais ne ressens pour le moment pas de gênes particulières.

Cyril continue à suivre ma grossesse avec beaucoup d’attention, m’aide à ajuster davantage certaines postures et me rappelle régulièrement qu’il faut que je m’écoute avant tout.

Cela me permet aussi d’être aussi plus dans la douceur et de lâcher le coté « progrès ».

Troisième trimestre

6 mois

J’ai pris 4 kg depuis le début de ma grossesse.

Comme Cyril est aussi un photographe très talentueux, j’ai rendez-vous avec lui pour faire des photos de moi pendant ma pratique, je suis très excitée à l’idée d’avoir de tels souvenirs.

Je sens que je rentre dans une phase de ma grossesse qui est magique et unique, car finalement mon ventre est maintenant bien sorti. Je vis à fond ce moment, je trouve cet instant où l’on est comme dans une bulle, c’est un moment à part dans la vie d’une femme.

Je suis encore plus excitée à l’idée de savoir que dans deux semaines, je pars dans le Syracuse pour cinq jours.

6 mois et demi (octobre 2017)

J’ai pris 4,4 kg depuis le début de ma grossesse.

Je suis au Yoga Festival avec mon amie Dora, enceinte de cinq mois et demi et qui elle, est professeure de yoga.

Expérience magique, déjà grâce au cadre (on s’est baignées dans la mer le 15 octobre !) mais aussi parce que c’est magique de partager ces moments-là avec une autre femme enceinte qui a une approche finalement assez différente de la mienne.

Je pratique pendant ce séjour entre 2 et 4 classes différentes par jour, avec des professeurs qui viennent du quatre coins du monde, c’est à la fois très enrichissant, mais aussi très déstabilisant.

Je suis un peu déboussolée par les différentes énergies des professeurs et je me rends compte que je n’ai pas envie d’expérimenter, mais plutôt de travailler une posture en particulier et à fond : ce qui est TRÈS différent de ma philosophie en début de grossesse !

Je sens que les Vinyasa et le Jivamukti me font du bien une ou deux fois par semaine pour casser avec la rigueur et le côté répétitif de l’Ashtanga, mais l’Ashtanga est définitivement la pratique qui me correspond le mieux, surtout à ce stade de la grossesse où je n’ai pas envie de m’éparpiller.

27 semaines de grossesse

Je pars pour un « dernier » voyage à trois : avec mon mari et ma fille Ellis. Direction New York pour deux semaines, puis l’Australie et enfin Dubaï.

Un voyage de cinq semaines en tout, je suis excitée à l’idée de découvrir de nouveaux studios de yoga et surtout de redécouvrir le yoga à NYC.

En effet, j’y avais fait mes premiers pas en tant que yogi, il y a quelques années où je n’y connaissais rien, je n’avais aucune idée à cette époque des différentes sortes de yoga et de toutes ses richesses.

Un an et demi (et quelques centaines d’heures de pratique) plus tard, j’ai une approche et un regard très différents, j’ai hâte de ressentir tous ces changements.

J’essaie de trouver une classe d’Ashtanga à côté de chez moi, mais il n’y a que des mysores, donc très tôt le matin (un peu compliqué pour moi). Je décide donc de m’inscrire dans le studio que j’aimais tant lorsque j’habitais encore à New York : le Yoga Works de Soho.

Après un long vol Paris – New York, je ne rêve que d’une chose : aller à ma classe le lendemain matin pour m’étirer, transpirer un peu et surtout respirer l’énergie de la ville.

J’avais complètement oublié à quel point le yoga était branché à NYC : en arrivant devant le studio, trois mannequins super « fit » sont devant moi, les mecs sont taillés et tous, évidemment, boivent un jus vert.

Clairement, ils n’imaginent pas 30 secondes que je vais faire la même classe qu’eux !

En entrant, je trouve qu’il y a dans ce studio cette espèce de sympathie à l’Américaine où les gens sont juste contents, cela me fait du bien.

Les studios de yoga sont magnifiques à New York, ce sont ces grands lofts tout blancs ou en briques, hyper bien équipés avec des produits de toilettes, du super matériel, un café, du wifi, bref, on a envie d’y rester toute la journée… Les Américains ont un vrai sens du bien-être et du service !

Au début du cours, le professeur vient me voir, clairement un peu embêté que je sois enceinte, il me demande si je pratique. Je lui réponds que oui, que je sais adapter, que je fais attention (je n’ai qu’une peur c’est qu’il me dise que je ne peux pas pratiquer sa classe…).

La classe dure 1h30, c’est un Vinyasaflow, avec un professeur génial : la puissance américaine, musique à fond, le soleil qui se lève sur Manhattan : l’extase.

J’ai l’impression de voler sur mon tapis, les autres élèves ont un super niveau et cela me pousse à aller plus loin (en douceur).

Je ressors de ce ma classe au top de ma forme, je me fais néanmoins la remarque que c’est ça la différence entre le yoga à Paris et à New York : à New York c’est dans le style, on vole sur le tapis, on lance ses jambes, c’est presque théâtral. Ça manque d’un peu de rigueur, mais que c’est bon ! C’est une liberté !

Pendant mes 15 jours à New York, je pratique tous les jours entre une heure et une heure trente, je me sens super bien, et je dois dire que j’apprécie aussi de casser avec la rigueur de l’Ashtanga.

A New York, ça frime et c’est génial.

Au niveau de ma pratique, je me laisse complètement porter par la classe et son énergie, je prends vraiment plaisir à me laisser aller et à essayer de nouvelles choses.

Je me sens super bien dans mon corps et je sens que le bébé me laisse en profiter.

Bref deux semaines de pur bonheur.

7 mois de grossesse (1ère semaine de novembre 2017)

J’ai pris 5 kg.

Nous quittons New York pour passer 72h à Paris avant de nous envoler pour l’Australie.

Ce sont trois jours très chargés, mais j’en profite quand même pour faire une deuxième et dernière série de photos avec Cyril, puis c’est parti pour 24h de vol.

Nous arrivons à Sydney après 24h de vol, j’ai le bas du dos et les jambes en compote…

C’est vrai qu’après ce long voyage, je commence à avoir (surtout en fin de journée) le poids du bébé qui pèse sur le bas de mon corps. Je sens que je suis fatiguée (le décalage horaire n’aide pas), mais aussi que mon corps me demande un peu de repos.

C’est la première fois que je demande à mon mari de marcher moins vite dans la rue ou que je dis à ma fille que je ne peux pas la porter.

Bref, ayant le bas du dos un peu écrasé, je ressens le besoin de passer du temps la tête en bas en sirsasana. Je le fais au moins 5 à 6 fois par jour (en dehors de ma pratique), ce qui amuse beaucoup mon mari, mais c’est en fait pour moi le seul moyen d’inverser le poids du bébé.

Je ne ralentis pas pour autant ma pratique car étant super fatiguée, je sens que si je lâche, je suis capable de lâcher jusqu’à la fin de ma grossesse !

Je file donc dès le premier matin au Studio Dharma Shala de North Bondi Beach.

J’y étais déjà allée deux ans auparavant lorsque je débutais le yoga.

Bondi Beach c’est vraiment la capitale de la zen attitude, de la healthy food, du yoga, des femmes enceintes et des bébés, c’est incroyable.

Tout le monde fait du yoga et work out, c’est encore plus frappant qu’à LA.

C’est tout aussi branché que New York dans un sens, mais on sent qu’il y a un aspect beaucoup plus orienté sur la méditation et la relaxation.

Les professeurs sont habitués à pratiquer avec des femmes enceintes, mais je sens que nous sommes toutes mises dans le même panier : peu importe le niveau et la pratique, on me demande d’éviter les équilibres, les drop back etc. Bref, comme je le disais, ce sont vraiment les « nouvelles » postures que j‘aime depuis ce long vol.

J’insiste un peu en leur disant que c’est vraiment ce qui me fait du bien enceinte.

A chaque inversion, je sens le bébé bouger en même temps que moi, comme s’il se mettait en « position », puis après quelques secondes, il se stabilise.

Un peu contrainte par les profs d’avoir une pratique très douce, je passe donc plus de temps à explorer des postures que me soulagent mon mal au bas du dos, et dans lesquels je me sens bien.

Mon ventre me paraît « énorme ». Je sens beaucoup plus le bébé, et je commence à ajuster un peu plus mes postures, en écartant plus les pieds par exemple, et en prenant plus mon temps pour passer d’une posture à l’autre.

Je ressens aussi soudainement le besoin d’étirer ma peau du ventre, les chatturangas ne suffisant pas, je sens que j’ai besoin d’aller plus loin, je commence petit à petit ma passion pour les drop backs, ce qui n’a jamais été le cas auparavant, étant très raide du dos.

Je ne rencontre aucune gêne ou besoin de me mettre de côté en savasana.

8 mois (32 semaines, fin novembre 2017)

Départ de Sydney pour Dubaï.

Après près de trois semaines passées à Sydney, je sens que mon corps a « guéri » des douleurs du voyage. La nourriture ultra saine pendant trois semaines a peut-être aussi aidé… Mais il est déjà temps de repartir, et je dois avouer que j’appréhende un peu ce vol.

Nous décollons de nuit, je passe donc deux heures au studio de yoga avant le départ.

Mon corps et le bébé gèrent plutôt bien le voyage, mais je sens qu’à Dubaï, j’ai besoin de repos.

Je fais donc un break de yoga pendant 5 jours.

De retour à Paris, je suis à 32 semaines de grossesse, c’est vraiment la date limite pour voyager !

Contente d’être de retour chez moi, de reprendre ma pratique au Tigre, et surtout l’Ashtanga que j’ai mis de côté pendant 5 semaines !

Bien que Cyril se soit envolé pour l’Inde et n’ait pas prévu d’être de retour à Paris avant début février (donc après mon accouchement), je pars donc avec excitation pour ma pratique d’Ashtanga.

Je reprends donc en douceur, déjà parce que je suis un peu fatiguée et que je n’ai pas pratiqué depuis quelques jours, mais aussi parce que je me rends compte que mon ventre a bel et bien grossi !

Je réalise que je dois adapter beaucoup plus qu’avant mon départ.

Pendant les salutations par exemple, je dois écarter franchement les pieds pour laisser passer mon bidon, mais je dois aussi faire ma salutation TRÈS doucement, car pendant les 10 premières minutes de ma pratique, je sens le bébé chercher sa place ou plutôt se cacher pour me laisser de la place.

J’avance donc dans mes salutations au rythme que le bébé me donne.

Je sens également que le bébé est « plus dur », c’est à dire que je sens son squelette plus en détail, puisque je parviens à sentir ses os, son talon qui me tape dans la vessie, un coude qui me tape sous les côtes.

Parfois même, je parviens à attraper son pied !

Bref, le changement en quelques jours est incroyable.

Pour Uttanasana, je dois aussi considérablement écarter mes jambes, ma tête parvient difficilement à descendre, et je cherche donc plus à étirer mon dos en planche plutôt qu’à descendre ma tête aux genoux.

Je touche difficilement mes pieds en paschimottansana.

Par contre j’apprécie énormément les trikonasana et Prasaraita.

Je me sens très à l’aise dans toutes les postures où j’ai une ouverture de hanche et aucun obstacle devant mon ventre.

À part les dix premières minutes de pratique où le bébé cherche à me laisser de l’espace, il ne bouge plus tout le temps de la pratique, je me demande d’ailleurs s’il dort, s’il se sent à l’aise ou non ?

En savasana, mon ventre se détend à nouveau et s’étale.

En tout cas je me sens à l’aise dans mes adaptations et j’arrive à suivre la pratique et faire à ma manière chacune des postures.

8 mois et 3 semaines ( 35 semaines, mi-décembre 2017)

J’ai pris 7 kg depuis le début de la grossesse.

Je continue une pratique assidue 5 jours sur 7, mais je commence à m’ennuyer et surtout à m’agacer pendant ma pratique d’Ashtanga, pour 2 raisons :

Tout d’abord, je commence à me sentir encombrée par mon ventre. Je dois ajuster les postures de plus en plus, et parfois, j’ai l’impression de faire une pratique qui n’est plus vraiment de l’Ashtanga, et à force d’adapter, j’ai le sentiment de pratiquer seule, il m’est difficile de rester motivée.

La seconde raison est que Cyril n’étant pas là, je passe d’un remplaçant à un autre. Chacun me demande d’adapter ma pratique différemment par rapport à ce que nous avions mis en place avec Cyril, et je dois avouer qu’en fin de grossesse, je n’ai pas envie d’expérimenter ces nouveaux ajustements.

Je suis en conflit permanent, je ne sais pas si c’est mon corps ou ma tête qui va me lâcher en premier !

En tout cas, à un mois du terme, je me sens ultra tonique (malgré la fatigue), et je me sens plus prête que jamais pour l’accouchement.

J’ai décidé d’accoucher de façon naturelle et je n’ai pas peur du tout de l’accouchement sans péridurale. Je sens que je peux déplacer des montagnes et que mon corps peut « surfer » sur les contractions sans aucun problème.

9 mois (37 semaines)

J’ai pris 8 kg depuis le début de la grossesse.

Je dois réellement ajuster toutes les postures, dans toutes les positions au sol je suis gênée. J’ai du mal à aller vers l’avant, je me déploie donc, plutôt en diagonale, mes pieds s’éloignent de moi jour après jour pendant paschimottanasana, Uttanasana, bref je m’agace toute seule.

Malgré cela, je prends toujours beaucoup de plaisir à faire les chatturanga. Je sens que cela maintient mon tonus, j’adore étirer mon ventre, j’adore les inversions et par-dessus tout, les drop backs, je finis d’ailleurs toutes mes pratiques comme cela, mais encore une fois…seule.

Après quelques pratiques un peu frustrantes, j’arrive à identifier que j’ai peut-être besoin d’une pratique où je m’amuse plus et qui me soit plus « adaptée ».

Je décide alors de faire plus de Vinyasa mais surtout je commence, sous l’influence de mon mari qui débute le yoga, de faire du Hatha avec lui !

Je décide aussi de faire des classes qui durent seulement une heure (au lieu d’une heure trente), et réduis ma pratique à 4 fois par semaine.

Je réalise que mon corps a envie de se reposer un peu lui aussi, il a juste envie de s’étirer.

Psychologiquement, mon cerveau entre un peu dans une phase « J’y vais pour faire mon heure de yoga« , c’est à dire que j’y vais pour me sentir bien, sans grandes conviction ou attente, je mets de côté toutes les postures qui m’embêtent ou qui m’agacent et gardent celles qui m’amusent et me font du bien : en particulier sirsasana, tous les drop back, ustrasana, les salutations, et baddha konasana.

Oui, je dois avouer que mes pratiques commencent à être laborieuses.

Je ne souffre d’aucune douleur particulière, je me sens juste fatiguée (je dors très peu sur ce dernier mois de grossesse) et j’ai envie de profiter de ces dernières semaines de grossesse en me faisant plaisir.

Je remarque aussi que je marche toujours comme avant ma grossesse, à un rythme normal, sans une allure de cow-boy, et cela me fait sourire.

Je commence aussi à penser plus en détail à l’accouchement. Mes amies me demandent si j’ai peur, peur d’avoir mal, mais je leur réponds en riant que non, parce que de toutes les façons j’aime avoir mal ! Et comme dit Cyril, je n’ai qu’à envoyer la respiration là où ça fait mal ! Simple comme bonjour.

Je me sens vraiment sereine dans mon corps et ma tête, en fait je n’arrive même pas à penser qu’il pourrait y avoir des complications, que je doive avoir une péridurale d’urgence ou une césarienne.

Je sens que mon corps et ma tête ne font qu’un, et qu’ils vont m’accompagner jusqu’au bout !

Je sens autour de 38 – 39 semaines que le travail commence doucement à se mettre en place, j’ai le bas du ventre qui tire, comme si la tête du bébé commençait à glisser dans mon bassin, mon ventre est très dur et, contrairement à ma première grossesse, le bébé bouge encore beaucoup, je ne sens pas qu’il lui manque de la place.

Bref, mis à part la date qui approche et le bas du ventre qui tire, je ne sens pas que je vais accoucher avant mon terme !

9 mois et 3 semaines (40 semaines)

J’ai pris 9,5 kg depuis le début de la grossesse.

Je suis à 8 jours du terme, je m’amuse à me dire que j’aurais des contractions pendant une de mes pratiques.

Cette semaine-là je fais 3 cours de yoga :

Un cours d’Yiengar avec mon amie Dora enceinte de 3 semaines de moins que moi : deux cachalots échoués sur leur tapis, c’est comme toujours, le moins on m’en demande, le moins j’en fais !

Comme nous sommes toutes les 2 enceintes et que Dora est aussi professeure de yoga, on nous dit qu’on peut faire un peu ce que l’on veut, du coup on ne fait pas grand-chose et admirons nos gros ventres en Malasana !

Je décide deux jours après de prendre mon premier cours de prénatal en me disant que c’est ma dernière chance d’essayer. Sort du hasard, la professeure ne se sera jamais présentée !En enfin un cours de Hatha, toujours avec Dora, je suis à quatre jours du terme et je sais pendant ma pratique qu’elle sera ma dernière.

A la fin de cette classe, mon amie Dora a fait une dernière photo de moi en sirsasana, je sais aussi que cela sera le dernier car soudainement cette posture ne me semble plus si évidente.

Mon corps me dit STOP.

Le jour J

9 mois, 3 semaines et 5 jours (41 semaines)

J’ai pris 10 kg depuis le début de la grossesse.

Le 24 janvier, après avoir passé quelques heures à mon bureau, je rentre chez moi vers 11h pour me reposer et attendre sagement l’arrivée du bébé.

Vers midi, je ressens comme une crampe dans le bas du ventre que j’identifie plus au bébé qui commence à descendre qu’à une contraction.

Je me souviens que pour ma première grossesse, j’avais vraiment eu soudainement le « ventre qui descend ».

Pour cette grossesse mon ventre était toujours bien haut.

A 13h, je retrouve une de mes amies pour déjeuner, je suis coupée trois fois dans ma discussion au cours de ce déjeuner pour cause de contractions !

Je me souviens que la sage-femme m’avait dit qu’on pouvait avoir des contractions quelques jours avant l’accouchement, sans nécessairement accoucher le jour même. Je continue donc tranquillement mon déjeuner !

De retour chez moi, je travaille encore une heure ou deux, puis une contraction assez forte me fait dire qu’il est peut-être temps d’aller se reposer un peu car le bébé pourrait arriver à tout moment.

Je me sens prête et très sereine, mon mari note mes temps de contractions, il me demande toutes les cinq minutes si je veux aller à la maternité, mais je lui dis que je souhaite rester le plus longtemps possible à la maison.

Je me sens bien et super sereine, j’essaie de penser aux exercices de respiration que ma sage-femme m’a appris, elle me disait que le secret d’un accouchement sans péridurale, c’était de mettre en place la respiration dès les premières contractions afin de ne pas se faire rattraper par la douleur.

Finalement, tout cela est très proche du yoga !

Il est 18h, ma fille Ellis est rentrée de l’école et je lui explique que j’ai des contractions et que le bébé va peut-être arriver ce soir.

A ce moment-là, les contractions sont toutes les 20 minutes.

Elle est folle de joie et me demande si je veux prendre un bain (elle se souvenait que je lui avais expliqué que l’eau aidait beaucoup le travail).

20h, plus de contractions depuis une heure, à tel point que je dis à mon mari que je ne pense pas accoucher tout de suite et décide d’aller me coucher.

Soudainement, entre 21h et 22h, j’ai des contractions hyper fortes toutes les quatre minutes, puis toutes les trois minutes, Je suis un peu prise de court dans ma respiration à cause de la fréquence des contractions, je n’étais pas prête à ce qu’elles soient soudainement si rapprochées. J’essaie de respirer profondément, de trouver dans quelle position je gère le mieux la douleur… Je passe une heure pas évidente.

Aussi, je me rends compte que ma respiration n’a rien à voir avec la respiration que ma sage-femme m’avait apprise mais que je mets en place très naturellement une respiration Ujjai (la respiration du yogi).

Je n’ai même pas le temps entre les contractions d’essayer de changer ma respiration, j’imagine que cela sera donc une respiration Ujjai pour cet accouchement !

Je réalise aussi très rapidement que je gère mieux les contractions en étant debout, droite comme un piquet, et dressée sur mes orteils !

Dans mon idéal, j’avais prévu pendant mes contractions de prendre le temps de faire quelques postures de yoga pour me détendre, en réalité, ça n’a même pas été envisageable !

22h15, je dis à mon mari qu’il faut qu’on saute dans la voiture immédiatement, je sentais que je pouvais accoucher sur mon parquet, mes contractions sont toutes les 2 minutes, elles sont longues et très douloureuses, si bien que j’arrive à peine à communiquer avec lui. Je trouve quand même le temps d’envoyer un texto à ma sœur jumelle « C’est maintenant ! » pour qu’elle nous retrouve à la maternité.

Nous n’avons jamais raté l’accouchement de l’une ou de l’autre, c’est complètement inconcevable pour nous, mais pas tant pour les sages-femmes, qui en général n’acceptent pas plus d’une personne (donc le mari en salle d’accouchement).

Nous devons donc à chaque fois mettre en avant nos talents de négociatrice pour arriver à nos fins.

Arrivée devant la voiture j’ai une contraction si forte que j’ai l’impression que je vais vomir.

Je garde mon sang-froid, après tout personne n’a jamais dit que les contractions étaient agréables, jusque-là tout est donc normal… Je continue à respirer.

Arrivée au parking de la maternité de l’hôpital Necker, le trajet qui me prenait habituellement cinq minutes, c’est-à-dire entrer et monter à la maternité, m’en prend ce soir-là quinze.

Je suis arrêtée toutes les deux minutes pour causes de contractions qui s’enchaînent, et que je trouve surtout très longues (1 minutes 20-30).

23h, je suis admise à la maternité. La sage-femme voit la fréquence de mes contractions et comprend qu’il faut m’emmener en salle d’accouchement au plus vite.

J’arrive quand même à sortir quelques mots de ma bouche pour dire à la sage-femme que ma sœur jumelle est en route et que j’ai besoin d’elle en salle d’accouchement. Évidemment, elle me dit que c’est impossible.

Je n’ai même pas la force de dire quoique ce soit, il va falloir que mon mari prenne le dessus sur la négociation !

Arrivée dans la salle, je me suis immédiatement et naturellement mise dans une bulle tant j’avais mal et tant j’étais surprise de la fréquence et intensité de mes contractions.

Celles que j’avais eu pour ma première fille Ellis étaient beaucoup moins douloureuses.

J’avais donc les yeux clos tout du long, j’étais très concentrée sur ma respiration, et surtout sur l’idée de trouver LA position qui m’aiderait à faire sortir ce bébé au plus vite.

Mes contractions étaient maintenant si proches que je ne savais même plus quand elles commençaient et quand elles finissaient.

Je sentais la main de mon mari me masser énergiquement le bas du dos.

Il manquait ma sœur, mais j’arrive à peine à sortir deux mots de ma bouche, je me souviens avoir dit à la sage-femme « J’ai besoin de ma sœur ! » : elle n’arrivait jamais, cela me déconcentrait. C’était inconcevable qu’elle ne soit pas là.

Puis tout d’un coup, la porte de la salle d’accouchement s’est ouverte, c’était ma sœur, en larmes !

Elle avait eu peur d’avoir raté mon accouchement, mais elle pleurait aussi parce que la sage-femme lui avait refusé de rentrer à plusieurs reprises (elle négociait depuis plus de 45 minutes).

Après mon accouchement, je lui ai demandé ce qui c’était passé avec la sage-femme, elle m’a résumé cela en une phrase : « Elle ne voulait pas que je rentre, je lui ai expliqué que pour elle c’était juste de dire non, mais que pour moi c’était ma vie : vous ne comprenez pas, c’est impossible qu’on ne soit pas ensemble ».

Bref, je sentais les mains de mon mari, sa voix et celle de ma sœur, et me suis tout de suite remise dans ma bulle, mon équipe était au complet, j’ai refermé les yeux, respiré encore plus fort et j’ai vraiment eu cette sensation difficilement explicable « d’être sortie de mon corps ».

Je n’ai aucun souvenir visuel de cet accouchement, à part ceux de mon imagination parce que ma sœur me disait tout ce qu’elle voyait !

A 00h50, le bébé est sorti, je me souviens de cette sensation d’un petit poisson tout chaud qu’on vous met dans les bras. J’ai aussi vu que c’était une fille (c’était une surprise), mais surtout, je me souviendrais toujours de mon mari qui a dit qu’elle avait l’air si calme !

C’est vrai qu’elle était calme, elle avait l’air sereine et paisible, on lui avait laissé le temps d’arriver à son rythme, j’avais le sentiment d’avoir fait un travail d’équipe avec elle mais aussi avec mon mari, ma sœur et la sage-femme.

Nous l’avons appelée Panda, la force tranquille.

Quant à moi, j‘étais aussi sereine, je n’avais plus aucune douleur, j’étais heureuse et fière d’avoir surmonté cette épreuve. Je me souviens avoir remercié mon corps d’être si fort, remercié nous avoir portées elle et moi pendant ces 9 mois.

Je trouve que c’est ça qui est magique avec un accouchement naturel, tout d’un coup on est à l’écoute de son corps. Le seul moyen de soulager les contractions c’est de pousser et le seul moyen d’expulser un bébé, c’est de pousser.

Si le corps est drogué, il ne ressent pas ce besoin de pousser, c’est complètement contre-nature.

Je suis repartie dans ma chambre en marchant avec Panda dans son petit berceau, comme si rien ne s’était passé !

Nous sommes sorties de la maternité au bout de 36 heures et j’ai repris dès le lundi matin une vie complètement normale.

Je me suis dit que j’étais chanceuse d’avoir eu une grossesse si belle et si épanouissante, et de me sentir si bien seulement quelques jours après un accouchement.

Une semaine après j’avais perdu les 10 kilos que j’avais pris pendant la grossesse.

Je n’ai également aucun doute sur les bienfaits du yoga (et de l’activité physique en général) pendant la grossesse aussi bien du point de vue physique que psychique.

Parfois, je ne trouve même pas les mots pour exprimer à quel point mon corps était épanoui pendant cette grossesse. Parce que oui, c’est épanouissant de ne pas avoir de douleur, de se sentir bien dans ce corps en pleine transformation.

Je sais que ma pratique d’Ashtanga y est responsable à 90%.

Aujourd’hui Panda a 3 mois, elle porte toujours aussi bien son nom, et j’ai repris ma pratique d’Ashtanga au bout de 6 semaines (en même temps que ma rééducation du périnée) comme si de rien était, je ne me sentais pas plus faible et « rouillée », et je prends un plaisir fou à pratiquer à nouveau seule dans mon corps.

Je retrouve des sensations oubliées mais j’ai encore parfois de vieux réflexes de quand j’étais enceinte, comme écarter les pieds. Cela me fait sourire.

ESPRIT YOGA


LE FIGARO


DE PLUS EN PLUS D’HOMMES DÉCOUVRENT LES VERTUS PHYSIQUES ET MENTALES DU YOGA

Ils arrivent souvent sur le tapis pour faire plaisir à leur compagne mais découvrent peu à peu une discipline physique, le dépassement de soi et, finalement, le lâcher-prise.

• Le Figaro ÉMILIE VEYRETOUT 

Les profils diffèrent, certains assument franchement, d’autres franchissent la porte des studios timidement, mais les résultats sont là : à Paris et en province, les hommes sont de plus en plus nombreux sur les tapis de yoga. Et l’on ne parle pas de retraités, plutôt de patrons stressés, de sportifs, à la recherche d’une activité complémentaire, de quadragénaires bobos en mal d’expérience (et d’exercices). «Il y a encore deux ans, j’étais le seul garçon du cours et j’étais le professeur ! raconte Cyril Lagel, spécialiste de l’ashtanga. Désormais, j’en ai toujours au minimum deux ou trois. En général, ils commencent sous l’influence de leur compagne, le yoga devenant un liant dans le couple, mais au bout de quelques mois ils reviennent seuls. Dès lors qu’ils sont piqués, ils s’investissent plus que les femmes. Au bout de trois cours, ils prennent déjà un abonnement à l’année, se mettent à pratiquer plusieurs fois par semaine et n’hésitent pas à modifier leurs habitudes alimentaires. Découvrant assez vite que le régime steak-frites n’est pas compatible avec les salutations au soleil! C’est le bon côté de leur esprit de performance, ils veulent que ça marche tout de suite. »

L’initiation intervient souvent aux alentours de 40 ans, âge clé pour le changement comme pour le corps. Certains s’y mettent sur les conseils de leur médecin ou de leur ostéopathe, cette discipline constituant un complément idéal aux sports d’impact à la mode : le running, la boxe et le tennis peuvent à la longue abîmer les chevilles, les genoux, les épaules. « Le yoga, en renforçant tous les groupes musculaires et en offrant un gainage complet et profond, permet de prévenir les risques de blessures liées à ce type d’exercices. Il tonifie aussi le dos et les articulations », ajoute Cyril Lagel.

Pour ces messieurs, pas de mouvements trop doux ni de mantras ésotériques. Mieux vaut les séduire avec des enchaînements rapides et une façade sportive, car c’est en se défoulant qu’ils ont appris, depuis leur plus jeune âge, à lâcher prise. D’où leur préférence pour les cours de vinyasa et d’ashtanga, les plus dynamiques.

Il faut d’abord les convaincre que le yoga n’est pas qu’une histoire de souplesse. Rappelons que cette discipline a été créée par et pour eux : aux origines, sa pratique était réservée à une élite masculine. Les grands maîtres indiens (Sivananda, B.K.S. Iyengar, Bikram ou Pattabhi Jois, le gourou fondateur de l’ashtanga, qui n’autorisait pas les femmes à suivre son enseignement) sont des hommes. Les postures sont donc, en principe, adaptées à leur morphologie. Sauf que les Occidentaux en général ont les muscles, notamment des jambes, moins «laxes» que les Asiatiques, habitués à s’asseoir en tailleur. «Mes clients commencent par me dire qu’ils sont trop raides. Mais rapidement, ils parviennent à tenir les postures, reprend Cyril Lagel. Là où les femmes réussissent avec leur souplesse, les hommes s’exécutent grâce à leur puissance, la force des bras par exemple. Dans un groupe, cela crée un équilibre yin et yang fort appréciable. »

Plus sportif qu’il n’y paraît

Surtout, la résistance du corps provoque une prise de conscience : le challenge physique évolue en une bataille contre l’ego. Selon de nombreux professeurs, ceux qui font du yoga deviennent plus ouverts, plus sensibles et plus compréhensifs – à condition de persévérer. Au bout d’un an de pratique, on observe deux profils : ceux qui abandonnent car, physiquement, ils ne progressent plus et finissent par s’ennuyer, et ceux qui versent du côté spirituel. «Ils comprennent que c’est leur mental qui va les aider à se dépasser. En général, c’est là que s’effectue la bascule vers une alimentation et un mode de vie plus sains », continue Cyril Lagel. Les résultats esthétiques encouragent : le yoga gaine la taille, sculpte les muscles en longueur et élance la silhouette. Des canons corporels dans l’air du temps, loin des biceps gonflés à la fonte et du buste en V de nageur.

Dans les nouveaux studios, le décor se fait délibérément plus neutre. À Paris, dans le quartier de Saint-Germain-desPrés, Kshanti a ouvert ses portes, à la rentrée, au sein d’une ancienne église baptiste (13, rue du Vieux-Colombier, Paris VIe. Tél. : 07 70 20 89 85). Détail non négligeable, les vestiaires sont séparés. «Cet engouement va prendre de l’ampleur en France, assure Catalina Denis, la maîtresse des lieux. Les profes- seurs, des deux sexes et dans des genres très différents – le sportif, le philosophe, etc. -, facilitent l’identification. Chez nous, on parle de squats et de fentes plutôt que donner des noms en sanskrit. Je me suis largement inspirée des studios de Californie, où j’ai vécu. À Los Angeles, les centres de yoga sont remplis des équipes de Google, Snapchat, Instagram… Dans les salles, on voit des hommes de toutes les tailles, de tous les âges, de toutes les couleurs. Ils ont pris conscience qu’une heure de yoga par semaine suffisait à décupler leur potentiel. »

Sur un tapis comme dans la vie, ces messieurs n’aiment pas perdre leur temps, et certains bénéfices leur parlent plus que d’autres. Chez Kshanti, le « yoga for runners » par exemple, soixante minutes pour décompresser en accéléré, les séduit de plus en plus. Dans un autre genre, le yoga nidra, une technique de relaxation utilisée par la Nasa et par certaines armées, promet en une heure l’équivalent de dix heures de sommeil réparateur. À la fin du cours, le professeur propose de réfléchir à un «sankalpa», une résolution positive. Le dimanche soir, cette spécialité fait salle comble.

Décupler son potentiel

« Les dernières études scientifiques sur les bienfaits du yoga et de la méditation sur la santé ont clairement boosté l’intérêt des hommes, analyse Élodie Garamond, à la tête des clubs Le Tigre Yoga. Il faut se souvenir de l’image des yogis, il y a encore cinq ans ! Rue de Chaillot et à Neuilly-sur-Seine, j’ai des tas de quadragénaires qui, en sortant du bureau, ont besoin d’une soupape de décompression. Entre la pression professionnelle, l’âge, les jeunes enfants, la plupart vivent en apnée. Outre les bienfaits physiques, ils réapprennent littéralement à respirer. Très vite, leur clarté mentale est accrue, leur potentiel décuplé. Ils ouvrent la poitrine, redressent les épaules, gagnent en confiance. Depuis quelques mois, de nombreuses banques, des entreprises du CAC 40 font appel à nous pour organiser des séminaires. Il ne s’agit plus d’un phénomène de mode mais d’une réponse durable aux problématiques de bien-être au travail. »

TAYRONA LIFE


Portrait complet : https://www.tayronalife.com/blogs/yoga/portrait-de-cyril

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